Zorn II

Film

Mathieu Amalric

Année de production :  2016 - 2018

Pays de production : France

Identité

Autres titres :

  • Zorn II (2016-2018) (Titre de travail) (France)

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2023

Numéro RCA / VISA : 160743

Classification :

  • Tous publics - 26/10/2023

Société(s) de production :

Description

Résumé

Depuis 2010, Mathieu Amalric suit avec sa caméra le célèbre compositeur américain John Zorn, figure importante de l’avant-garde musicale. Il le filme en répétition, en concert, en studio, et en différents endroits du monde. Essentiellement constituée de moments musicaux, se limitant à l’agenda professionnel, la série permet de mieux appréhender l’univers du musicien au centre du projet du réalisateur. Les trois parties du documentaire se découpent en trois périodes successives (2010-2016, 2016-2018, 2018-2022), en attendant un Zorn IV. Comment décrire la musique de John Zorn, appréhender une œuvre musicale pléthorique, balançant entre le bruitisme hardcore, le néo classique, ou le free jazz ? Dans l’épisode Zorn II, l’homme livre ce qui pourrait s’apparenter à une esthétique : “Je prends des ʺarmes magiquesʺ (stylo, encre, papier). J’écris des « incantations » (compositions) dans la « langue magique » (musique). J’initie des « rituels » (enregistrements, concerts). J’invoque des « esprits » (musiciens). Ainsi, la création de la musique devient un « Acte Magik ». Ce discours imprégné de spiritualité ésotérique est pourtant énoncé par un septuagénaire au tempérament jovial ponctuant chaque écoute d’un « Wonderful ! » ou d’un « Amazing ! » Ensuite, ça se complique. Le maestro consulte sa partition, constate un tempo un peu léger à la 26e mesure, une attaque trop franche à la 30e. Ce saxophoniste, compositeur, arrangeur, ordonne le chaos, les contrastes extrêmes, la recherche des limites avec une rigueur qui impose le respect à ceux qui flaireraient l’imposture. La musique de Zorn met à l’épreuve, ses interprètes comme ses auditeurs. Mais elle permet de découvrir ce qui advient lorsque l’on tourne le dos aux conventions, lorsque les règles tacites sont chahutées. À l’origine, les trois films réalisés par M. Amalric furent projetés lors de concerts et d’événements autour de Zorn. On pouvait craindre un objet fermé, destiné aux connaisseurs. Il n’en est rien, les trois films sont passionnants, aussi et surtout pour les néophytes. La réussite procède d’une grande humilité dans les intentions. Pas de commentaire, ni de mise en perspective, c’est Zorn au jour le jour dans son travail, ses concerts, ses rencontres artistiques, ses répétitions. Zorn I est une succession de moments musicaux, variés, où la caméra circule entre les exécutants et le visage ô combien expressif du maître d’œuvre. Par le seul travail du montage, sont dévoilés les enjeux du geste artistique. Zorn II s’intéresse à la pensée théorique de Zorn par le biais d’intertitres s’intégrant parfaitement aux images sur lesquelles ils s’inscrivent. Enfin Zorn III, dernier épisode en date, le plus long, se focalise sur la production d’une pièce musicale pour piano et voix. Des premiers mails entre Zorn et la chanteuse, Barbara Hannigan, jusqu’à la veille de la première, toutes les étapes nécessaires à la création d’une œuvre d’une complexité inouïe sont captées. Malgré quelques longueurs, le processus est impressionnant. À l’image de cette belle trilogie.

Genre : Documentaire

Générique

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Court

Durée d'origine : 60

Relation autre film

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