Trans Memoria

Film

Trans Memoria

Victoria Verseau

Année de production :  2023

Pays de production : Suède

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Unité documentaire : Unitaire

Année de sortie dans le pays d'origine : 2024

Date de sortie en France :

  • 19/11/2025

Société(s) de production :

Numéro RCA / VISA : 159504

Classification :

  • Tous publics - 14/11/2024

Description

Résumé

Au printemps 2012, Victoria Verseau, jeune Suédoise transgenre, a 22 ans. Elle se rend en Thaïlande pour subir l’opération qui fera d’elle une femme à la matérialité concrète. Dans l’hôtel où alors elle réside, elle fait la rencontre de Méril Lelièvre, une Française engagée comme elle dans un parcours de transition. Entre elles se noue un lien puissant et tendre que la mort de Méril n’a pas altéré. En 2019, Victoria revient en Thaïlande sur la trace de son histoire. Dans le même hôtel où elle résida autrefois, elle fait la rencontre d’Athena Love et d’Aamina Larsson, toutes deux au début de leur transition. Confrontant son histoire, ses attentes, ses errements aux leurs, elle les entraîne dans ses propres interrogations et, partageant ses souvenirs, fait revivre Méril à sept ans de distance, dans les lieux mêmes où elles se connurent. Une scène notamment illustre ce choix, celle où Victoria se fait prendre en photo par Athena au même endroit et dans la même position que sept ans plus tôt aux côtés de Méril. Mais la place de Méril est vide et Victoria n’enserre que de l’air, entendant le mot « spectre » en lieu et place du mot « left », quand Athena lui demande de se positionner plus à gauche. Le documentaire devient alors une matière fluide qui se déplace de manière poétique entre passé et présent, entrelacs de souvenirs reconstitués, d’errances thaïlandaises, de désespoir ordinaire, de vidéos documentant l’opération de Victoria en 2012 dont rien de la crudité des soins post-opératoires ne nous est épargné. Œuvre à la fois profondément personnelle et à portée universelle par les sujets existentiels qu’elle soulève, Trans memoria s’interroge sur le corps, la mémoire, l’identité, les hésitations du destin. « J’étais plus heureuse avant l’opération », dit ainsi Victoria, « car j’avais alors un but. L’espoir est un sentiment dangereux pour des femmes comme nous. Pour autant », poursuit-elle, « je serais morte si je ne m’étais fait opérer ». Multipliant les plans comme autant de tentatives de retrouver le fil de la mémoire, de garder une trace de ce qui a été, de la Thaïlande à la France où elle erre dans l’immeuble où vécut Méril avant son suicide, ou dans les rues sans charme du village où cette dernière grandit et où ne demeure nulle trace de ce qu’elle fut, Victoria élève, tant à Méril qu’aux parcours trans, un monument à leur dignité. La regarder arpenter les couloirs de l’immeuble sans grâce de banlieue parisienne où vécut Méril, cogner timidement aux portes pour demander aux voisins, dans un français improbable, s’ils se souviennent précisément du numéro de son appartement, et, renseignement obtenu, l’observer se recueillir devant la porte comme devant un mystère est un grand moment de cinéma ! Pétri de mélancolie, tissé d’images parfois dérangeantes car la réalité des parcours de transition est tout sauf glamour et la sexualité idéalisée parfois, semble-t-il, un leurre, le film nous fait traverser des solitudes radicales, des états limites, des interrogations vertigineuses, de celles dont parfois, comme Méril, on ne se relève pas, ou qui, comme pour Victoria, deviennent le matériau même de la création. 

Genre : Documentaire

Générique

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 72

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

Consultation

État dans les collections : Déposé

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