Au Mas Trinquié, en automne, une journée comme les autres. Adrienne, la grand-mère, raconte sa jeunesse : à huit ans déjà, elle gardait les vaches et aidait à rentrer le foin. Odette, de la ferme St Michel, puis Jeanne de Potensac, vont évoquer les gestes de la traite et ceux de la fenaison, à l'époque où il n'y avait pas encore de machine. A vingt ans, Jeanne a du "monter" à Paris avec sa soeur, travailler comme bonne. Marie-Rose, elle, raconte son expérience d'ouvrière gantière à Millau. Au Mas Trinquié, on continue à plumer les pintades, il fait beau. Jeanne, de la Blaquière, reconnait que les paysans n'étaient pas vraiment pauvres. Ils ont toujours eu, grace aux produits de la ferme, ce dont ils avaient besoin. Ils vivaient plus ou moins en autarcie. Adrienne, elle, a noté, pendant plus de trente ans, dans un livre de comptes toutes ses dépenses et ses recettes. Elle se souvient de l'arrivée du tracteur.