En 1960, au Cambodge, le général Mchulpich, commandant des forces armées des provinces de Siemreap et de Kompong Tom, veut, en s'alliant avec les Etats-Unis, se séparer du royaume du Cambodge. Pour faire obstacle au projet de l'ambitieux Mchulpich, le chef-d'état major des forces armées royales khmères, nomme le prince amiral Dhanari, chef du service du contre-espionnage. Sur la route qui mène vers Phnom Penh, le prince, en panne de voiture, est pris en charge par l'ambassadrice, qui vient prendre ses fonctions au pays. Le prince, qui est ouvertement critiqué pour ses positions anti-impérialistes, peut, grâce à sa notoriété, espionner son entourage sans éveiller les soupçons. Lors d'une cérémonie à Angkor, il s'étonne de voir, à la même table, un colonel de la CIA, un capitaine sud-vietnamien et le diplomate qui accompagne l'ambassadrice. Les trois hommes, de connivence, stockent dans le temple du Bayon des munitions pour le coup d'Etat. Le jour J, quelques heures avant l'arrivée des soldats américains et vietnamiens, les forces armées royales khmères suppriment les renégats. L'ambassadrice, ennuyée d'avoir indirectement participé à ce coup d'Etat avorté, rentre dans son pays.