En Corée, au moment où les forces américaines atteignent le Yalu, le capitaine Mackenzie des « Marines » raconte à son adjoint, le lieutenant Cozins, comment Ann, sa fiancée devenue depuis sa femme, lui a donné lors de son départ à la guerre en 1942 une bouteille de whisky, lui demandant de ne la boire que dans une vraie grande occasion, dans le bonheur ou dans le malheur. Depuis, au hasard des combats, il a été tenté d'ouvrir sa bouteille : à Guadalcanal notamment, puis en Australie où il a rencontré Kitty, à qui il s'est refusé lorsqu'il a su qu'elle était femme de prisonnier. ì ce moment, le colonel vient donner à « Sans-Souci », la compagnie de Mackenzie, un ordre de repli car les Chinois interviennent et attaquent en force : la compagnie protégera le flanc du régiment en retraite. A peine l'officier est-il parti qu'en effet une importante attaque chinoise se prononce ; elle est repoussée, mais déjà la compagnie a subi des pertes et elle doit progresser en chemin découvert, encombrée par ses blessés. A plusieurs reprises, les Chinois attaquent et les effectifs fondent. Un beau jour, Mackenzie doit se séparer des blessés qu'il confie à son second en les aiguillant par le chemin le plus court. Lui continue sa mission de flanc-garde. A force d'énergie, les débris de la compagnie avancent. Tantôt c'est un nid de mitrailleuses qu'il faut réduire, tantôt les cavaliers mongols qu'il faut repousser. Mackenzie reste l'âme du groupe. Un hélicoptère les ravitaille en munitions, emmène les blessés les plus graves et leur rend un peu d'espoir. A quelques kilomètres de la plage où ils pourront embarquer, les « Marines » sont si exténués qu'ils refusent de marcher. Le capitaine leur promet à l'arrivée une rasade de whisky de la bouteille et ils repartent. Mais un char ennemi barre la route : en l'attaquant, le capitaine est blessé ; l'hélicoptère revient juste à point pour l'évacuer. Les hommes sont eux aussi, peu après, recueillis en camion, mais aucun, même le plus buveur, n'acceptera d'ouvrir la bouteille fétiche que leur a laissée l'officier.