C'est l'hiver. Barbara Dmitrievna arrive dans la maison de retraite, fort délabrée, où elle vient d'être nommée médecin-chef. Parmi les pensionnaires, Sofia, qui fut une grande cantatrice, Egochkine, un descendant d'aristocrates, Tchistov, Berdiaiv, Nina et Pavel, un vieux professeur paralysé et muet. Avec l'aide de Polina, l'infirmière principale, Barbara va changer les habitudes de la maison, l'égayant, parlant avec les résidents et surtout les écoutant : elle va ainsi, peu à peu, leur redonner confiance en eux-mêmes. Avec maladresse, au début, ce qui provoquera les critiques véhémentes de Berdiaiv. Tous ces changements ne se font pas sans heurts ni tensions : à l'opposition mesquine d'une partie du personnel, s'ajoute l'attitude d'abord hésitante puis hostile du directeur, pour qui les pensionnaires sont des effectifs , et qui sent son autorité et sa tranquillité menacées. Cependant, les mois passent, la maison se rénove et s'anime, les enfants du voisinage viennent jouer dans le grand parc à nouveau entretenu, Pavel retrouve en Sofia celle qui l'avait fasciné jadis et réapprend lentement à parler et à marcher. Et le quatre-vingtième anniversaire de Sofia est l'occasion d'une grande fête.