Pendant que des aristocrates fêtent la naissance du XXe siècle, un bandit de grands chemins, Alexandre, s'échappe avec ses hommes de sa prison. Ainsi commence l'épopée d'un homme juché sur son cheval, portant un casque anachronique. Après avoir pris en otage quelques riches Anglais, il retourne dans son village. Là, bien des choses ont changé. Sous l'influence de l'instituteur, les villageois ont instauré une communauté dans laquelle Alexandre et ses amis ne parviennent pas à s'insérer. D'autant que la situation devient tendue car l'armée encercle le village pour négocier la restitution des otages. Et si Alexandre est d'abord acclamé parce que la négociation peut permettre de récupérer des terres, il est bien vite désapprouvé lorsque chacun comprend qu'il agit pour son propre compte. Il se trouve ainsi de plus en plus isolé. La présence de quelques anarchistes italiens accueillis par les villageois ne facilite d'ailleurs pas les choses. Alors, petit à petit, Alexandre s'impose par la force. L'instituteur est emprisonné ; des répressions sont organisées. L'escalade de la violence est en route. L'instituteur est tué lorsqu'Alexandre l'envoie vers l'armée qui assiège, puis les otages sont éliminés par Alexandre lui-même. L'armée alors passe à l'assaut, mais n'arrive sur la place du village que lorsqu'Alexandre a disparu, « dévoré » par le peuple. Disciple de l'instituteur, un jeune garçon qui s'est enfui parvient jusqu'à Athènes.