Dans les années 70 en France, des plasticiens (Marcel Alocco, Ben, Philippe Cazal, Noël Dolla, Mariano Hernandez, Dominique Pineau, José Subirà-Puig) à la recherche de nouvelles formes et pratiques de l'art, tentent des expériences novatrices. Une autre façon de penser la peinture est née, en lien avec l'idéologie, la politique ou la psychanalyse. L'art, dans la montagne, la ville ou la forêt, sort des lieux habituels, musées ou galeries. Dans les Vosges, Mariano Hernandez peint sur les murs d'une cité. En 1973, Le Plateau d'Assy, en Haute-Savoie, est le décor d'un dialogue monumental entre l'art et la montagne, sous l'impulsion du poète Jean-Pierre Lemesle et d'une vingtaine de sculpteurs. En 1976, à Nogent sur Marne, José Subirà-Puig réalise une sculpture sur bois pour une école. En 1971, Denys Chevalier organise à la Faisanderie de Sénart le premier Symposium d'artistes dont les sculptures sont conçues et implantées dans une forêt. Dans son atelier, le niçois Marcel Alocco élabore ses « Fragments de La Peinture en Patchwork ». Ces changements d'attitude peuvent prendre des allures encore plus radicales, notamment chez les Lettristes, Maurice Lemaitre ou Isidore Isou, en action ici au Centre culturel américain en 1969. Ben, adepte de l'Art total, s'adonne dés 1962 à ses premiers « Gestes » sur la Promenade des Anglais, à Nice. En 1975, il donne son point de vue sur l'art, depuis sa boutique à Nice, lieu de rencontres autour du mouvement Fluxus. La rue est devenue un lieu d'expression corporel. A Paris, en 1967, à côté du chantier Beaubourg, des artistes inaugurent à leur façon le futur centre culturel.
Mots clés :
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Genre :
Documentaire
Lieu(x) de tournage :
Vosges, Passy, Nogent-sur-Marne, Essonne, Nice, Paris