Dans une contrée isolée de la Russie, vivent une mère et son fils. Elle est très malade, et très probablement proche de la mort ; son fils, doux et dévoué, veille sur elle, attentif au moindre de ses désirs. Il la porte dans le jardin et l'allonge sur un banc pour lui lire des cartes postales. Les phrases d'anciens élèves, les mots d'un amant, racontent sa vie à elle. Ensemble, ils se remémorent tendrement le passé. Puis, comme elle souhaite sentir la nature environnante, tous deux se promènent au milieu des champs, la mère (incapable de marcher) blottie dans les bras de son fils. Leur monde est une nature abandonnée de toute âme. Ils vivent entre eux, et malgré le lien profond qui les unit, la mère plaint son fils, incapable de trouver une autre forme d'amour. L'ailleurs, certes, l'attire, mais il ne s'enfuit pas. S'il erre seul dans la campagne, c'est pour pleurer. Lorsque sa mère finit par le quitter pour sa dernière demeure, il se retrouve seul face à lui-même, sans la moindre forme d'espoir.