Placés sous l'égide du Jewish Labor Committee, les maisons et foyers d'accueil français s'attachent encore, dans les années de l'immédiat après-guerre, à aider et placer les enfants des juifs fusillés ou déportés. D'effectifs variables selon les lieux et les époques, ces foyers - Emanuel Ringenblum et Morris Sigman à Paris, Shlomo Mendelson au Mans, le préventorium B. C. Vladeck de Brunoy - et les sites de la Colonie scolaire de David Rapoport, figure emblématique de la résistance antinazie, redonnent santé et joie de vivre à ces orphelins, grâce à un enseignement et des activités artistiques contribuant à atténuer les traumatismes. La bibliothèque Medem de l'Arbeter-Ring aura quant à elle toujours été préservée, assurant à l'occasion la restauration des fugitifs.
Mots clés :
France, Israël, Enfant, Orphelin, Adoption, Après-guerre (1946-1955), Sionisme, Réfugié, Juif, Orphelinat, Personne déplacée, Foyer d'accueil