Dans leur journal, les frères Edmond et Jules de Goncourt ont beaucoup critiqué les moeurs de leurs concitoyens. Leurs remarques acerbes sont le reflet de la société moderne de la fin des années 1860 : le culte du paraître par le véhicule utilisé, les cafés où l'apparence prime sur l'honnêteté. Ils dénoncent le culte des courtisanes. Une seule femme trouve grâce à leurs yeux, la princesse Mathilde qui tient un salon littéraire où ils croisent Flaubert, Renan, Gauthier ou Pasteur. Ils dînent avec des confrères critiques ou écrivains. Blasés, ils se lassent des controverses. Ils cherchent les vérités littéraires en fréquentant les hôpitaux et les brocantes. Ils sont sensibles à l'art du 18ème siècle et aux estampes japonaises mais dénigrent les tableaux impressionnistes. En 1870, Jules meurt. Edmond raconte le siège de Paris par les Prussiens. Il relate aussi la Commune qui le conforte dans ses opinions antirépublicaines. Il vit reclus dans sa maison. Seul Alphonse Daudet lui rappelle ses relations littéraires avec son frère. Il ouvre un salon dans son grenier. Soucieux de la postérité du nom des Goncourt, il créé un prix littéraire.