Stoffer et ses amis se font passer pour des débiles mentaux, au sens médical du terme. Où qu'ils soient, et quels que soient les gens qu'ils rencontrent, les endroits où ils se rendent, ils sont prêts à repousser les limites de l'idiotie, à se laisser aller et perdre le contrôle de soi. Le jour où Karen rencontre trois d'entre eux dans un restaurant, elle croit vraiment avoir affaire à des idiots, et les suit. Ils lui révèlent la supercherie et, séduite par la liberté de mouvements dont ils semblent faire preuve, se laisse entraîner dans leur imposture. Ils sont un peu plus d'une dizaine. Leurs jeux semblent inoffensifs, mais leur volonté de retrouver l'idiot intérieur qui est en eux les pousse à aller toujours plus loin, au risque de perdre le contrôle de la situation. Stoffer se montre le plus acharné, jusqu'au jour où il perd le contrôle de lui-même. Le groupe franchit une barrière supplémentaire lorsque, sous l'impulsion de Stoffer, Karen les voit se livrer à une partouze. Mais Joséphine est une vraie déséquilibrée et son père la ramène chez elle. Le groupe menace de se désagréger. Stoffer veut porter l'idiotie chez la famille de chacun. Seule Karen joue finalement le jeu et révèle à Suzanne qui la suit que deux semaines plus tôt, elle a perdu son enfant.
Genre :
Fiction
Genre(s) précis :
Comédie dramatique
Laboratoire :
Eclair
Note générale
CNC : Film conforme à "Dogme 95", en sélection officielle et en compétition, festival de Cannes 1998