Après sa découverte par Cavelier de la Salle, la Louisiane comprend des comptoirs qui vivotent difficilement au XVIIème siècle. Sous la régence de Louis d'Orléans, le banquier John Law fait courir le bruit que la colonie française regorge de richesses. Aussi le gouverneur doit construire une nouvelle ville, la Nouvelle-Orléans, pour accueillir les déportés de France dont la célèbre Manon Lescaut. Le Quartier Français de la ville actuelle garde des traces des premières installations par sa typologie et ses enseignes en français. Une association maintient le parler cajun et se réunit régulièrement. Une plantation fondée en 1750 a gardé les traditions de la noblesse française. De nombreux musiciens noirs, dont l'inventeur du ragtime, portent des patronymes français et interprètent des chansons en français. A Lafayette, la mémoire des déportés français venus du Canada, les acadiens, se perpétue par le parler cajun. Un écrivain américain, Henry Longfellow, a écrit en 1847 un poème sur une jeune femme, Evangéline, qui raconte son calvaire de déportée. A travers son histoire, il a chanté les louanges de la nature en Louisiane. A Saint-Martinville, une maison sert de musée pour le style de vie des colons acadiens aisés. Loreauville conserve les vestiges d'un village de pauvres pionniers. Ceux-ci s'implantaient dans les territoires des indiens Atakapas, réputés féroces et anthropophages. Après la guerre de Sécession, l'enseignement réprime la langue cajun. Paradoxalement, cela entraîne un regain du français devenu un marqueur identitaire dans la Louisiane. Mais cette langue est parlée par une génération qui vieillit, ce qui augure sa disparition future.
Mots clés :
Amérique du Nord, Colonies françaises, Culture, Tradition, Français, Histoire de France, Histoire, Louisiane
Genre :
Non fiction
Lieu(x) de tournage :
Louisiane
Note générale
CNC : Deuxième partie de la série documentaire "Le Roman de la Louisiane".