Lena, douze ans, arrive dans une petite ville non loin de Moscou. Elle habite chez son grand-père, un vieil original qui vit au milieu de tableaux d'artistes locaux, dans une vieille isba. L'air démodé et la candeur de Lena provoquent les railleries de ses camarades de classe qui la surnomment « l'épouvantail ». Seul un élève, Dima, prend sa défense et semble manifester pour elle de l'amitié. Un jour, la classe décide de faire l'école buissonnière. Seuls, Lena, Dima et un couple qui se camoufle sous un banc restent dans les parages. L'institutrice découvre Dima qui lui avoue la faute de ses camarades. A leur retour, Lena prend sur elle la trahison de son ami. Elle est mise encore plus au rebut par la classe d'autant que, punis par leur institutrice, les écoliers sont privés d'un voyage scolaire à Moscou. Dima et le couple d'amoureux se taisent lâchement. Un jour pourtant, le gamin jure à Lena de dire toute la vérité. Mais, ayant rejoint ses compagnons de jeu qui, sous la houlette d'une fille autoritaire et intransigeante, brûlent l'effigie de leur souffre-douleur, Dima accable à son tour sa camarade venue voir ce terrifiant spectacle. Rongée de chagrin, la jeune fille se fait raser la tête par la coiffeuse du village. Survenant à l'improviste à une fête organisée par un des élèves, elle sème le doute dans l'esprit de ses bourreaux. La vérité, petit à petit, se fait jour et Dima est contraint de se dénoncer. Lena revient en grâce auprès de ses camarades. Mais il est trop tard. Elle quitte la ville avec son grand-père qui lègue à la communauté villageoise la totalité de ses tableaux. Les écoliers repentis demandent pardon à « l'épouvantail » sur le tableau de la classe. La fanfare locale accompagne au pied de l'embarcadère les deux exclus en partance.