En 1933 est construite en Dordogne une ville entièrement dédiée au traitement de la tuberculose, Clairvivre. Elle comprend en son centre un grand sanatorium où les malades les plus atteints disposent des chambres en hauteur. Les médecins peuvent bénéficier d'une salle d'opération et d'un laboratoire aux équipements modernes. La ville vit en autarcie. Elle produit son électricité et son eau, bénéficie de nombreux corps de métiers assurés par d'anciens patients. Des magasins procurent les biens de consommation courante. 350 pavillons permettent aux malades de disposer d'habitations individuelles confortables et modernes. Des cours pratiques sont donnés aux convalescents dans la perspective de leur réinsertion dans la vie active. Les ateliers forment aux métiers de l'horlogerie, de conceptions de prothèses orthopédiques, de mécaniciens automobiles. Des sections de formation au dessin industriel et à la comptabilité procurent des emplois aux anciens patients. Enfin, une section d'horticulture assure des fruits et légumes à la cité. De nouveaux emplois se profilent par la création de nouvelles sections, notamment dans l'imprimerie. Une école pour les enfants de Clairvivre offre à tous les malades l'espoir d'une rémission et d'une vie meilleure.
Mots clés :
Sanatorium, Traitement médical, Formation professionnelle, Tuberculose, Ville nouvelle