Une table ronde réunit un médecin, un commissaire, un juge d'instruction et un psychiatre autour des usages sociaux de la drogue. Le psychiatre différencie l'usage de la drogue, en particulier chez les jeunes, qui constitue un comportement à risque et la toxicomanie, addiction qui confine à la maladie. Chez un jeune en recherche de repères qu'il ne trouve plus dans sa famille, l'usage de produits toxiques (alcools ou drogue) constitue un marqueur identitaire. Mais ce comportement s'accompagne d'une dégradation des rapports familiaux qui conduisent à l'expulsion du jeune. Suivi en milieu médicalisé, il se reconstitue. En sortant, soit il se fragilise à nouveau et peut aller jusqu'au suicide, soit il est suffisamment solide pour renoncer à son addiction. Le médecin explique que dans le cadre des drogues dures, le praticien recherche un milieu protecteur qui assure un traitement sur le long terme de l'addiction. Le milieu le plus favorable est la famille quand cela est possible. Le médecin a alors pour rôle d'être un conseiller. Le juge décrit les conséquences de l'application de la loi de 1970 qui ne prévoit pas d'instruction contre les usagers de drogues. Ce n'est que lorsque un toxicomane commet un délit qu'il est déféré et peut être mis en détention. Bien que polémique, le séjour en prison peut se révéler bénéfique si le drogué vit ce moment comme un déclic de sursaut pour renoncer à son addiction. Le commissaire raconte que la police doit identifier les intoxiqués pour qu'ils soient soumis à une obligation de soins. Elle doit aussi lutter contre les trafics de drogues. En conclusion, le traitement efficace des addictions dures ne peut être résolu par un seul acteur. Le malade doit être accompagné par les milieux familiaux, médicalisés voire pénitenciers en bonne intelligence entre eux.
Mots clés :
Addiction, Drogue, Médecine, Traitement médical