Dans sa maison niçoise, où il séjourne en alternance avec New York, le sculpteur-plasticien Arman définit son art et éclaire son oeuvre dans un entretien. Son travail est axé sur une accumulation d'objets, dont il fait des substituts en bronze soudés. L'outil, au coeur de ses réalisations, y est décliné dans la dynamique de sa fonction, comme une extension de l'homme. Il qualifie ses oeuvres de structures ouvriéristes. Il réalise un happening aux rencontres d'art contemporain de la FIAC à Zürich, où il détruit des téléviseurs à coups de masse. Dans ses oeuvres ultérieures il incorpore des poubelles, des découpes d'objets dans du polyester, du béton et des panneaux de bois. Il en soumet d'autres à la combustion. Figure marquante du nouveau réalisme, il est également expert en art africain. Sa femme Corice Canton et lui-même organisent des tournées culturelles pour les donateurs des fondations américaines.