Une assiette de viande froide avec des cornichons, une aventure de temps à autre, pour meubler sa solitude. Et, pour le reste, l'hôpital... Le bip bip , signal d'alarme envoyé par la fidèle Kolb pour signaler un cas urgent. Convaincre un malade décidé à mourir de se plier à la dialyse qui le maintiendra en vie. Convaincre les familles de léguer à la médecine les organes de l'être cher qui expire afin de sauver d'autres existences : Soltier supporte tout de ce métier qu'il critique tout haut. Mais un jour, devant le chagrin d'Anielle dont le fils a eu un accident de moto, les mots lui manquent... Anielle qui, justement, allait partir à Etretat avec son fils, Olivier devenu homme, surpris la veille dans les bras de son premier amour, Laurence... Et l'aveuglement volontaire de la jeune femme empêche Soltier, malgré les adjurations de son collègue Meran, de révéler la vérité : le coma dépassé dans lequel a été plongé Olivier quelques heures après l'opération, l'urgent besoin de disposer de ses deux reins pour sauver des malades condamnés. Pressé par le temps, c'est dans une cafétéria encombrée qu'il ose dire la vérité à Anielle. Atterrée, la jeune femme s'enfuit dans la ferme intention de se donner la mort. Après avoir constaté la disparition de certains barbituriques, Soltier se met à sa recherche. Il finit par la retrouver dans l'hôtel où elle avait connu, jadis, le père d'Olivier. Au matin, sur le lit qu'elle a déserté, Soltier trouve l'autorisation espérée. Avec une lettre emplie de tristesse et d'espoir...