Singapour, ville au passé colonial britannique, a été fondée en 1819 après son rachat par Sir Thomas Stamford Raffles, militaire et naturaliste. Lieu d'élection de Rudyard Kipling, William Somerset Maugham et Joseph Conrad qui en firent le décor de leurs oeuvres, elle fut la base maritime britannique en Asie du Sud-Est. Un musée de cire y perpétue la reddition japonaise à Lord Mountbatten, en 1945. République indépendante depuis 1965, son nom vient du sanskrit : singa, le lion, et pura, la cité. Ville de deux millions d'habitants, une très forte majorité de Chinois, elle est reliée à la péninsule malaise par une digue qui lui permet de se ravitailler. Le centre est le quartier des banques et des affaires. Avec le Lucky Plaza, Orchard Road est le temple du shopping, Chinatown, le royaume du petit commerce. Des petits temples, nombreux, accueillent les joueurs de mah-jong. Le directeur de la BNP explique le boom économique : la ville, qui a opté pour la finance, a cent banques, dont cinquante internationales. Les chantiers navals, le shipping, la recherche, l'exploitation pétrolière, le raffinage, l'électronique sont la base de l'industrie. La lutte antidrogue est implacable. Le niveau de vie est le plus élévé d'Asie après le Japon.