Chronique de la vie quotidienne à Prapic, un village du Haut-Champsaur, en voie de désertification. Non loin du parc des Ecrins et d'Orcières-Merlette, une station de sport d'hiver très fréquentée, Prapic est un village en altitude où ne vivent plus qu'une vingtaine de vieux montagnards, solitaires mais solidaires, qui témoignent ici de leur vie. L'église est vide mais on sonne toujours les cloches. Il n'y a plus d'école. Les jeunes sont partis travailler à la station. Alors ceux qui restent continuent à mener la même vie simple et rustique qu'autrefois, rythmée par les moissons et la fenaison, l'élevage de moutons, brebis et poules. Les travaux s'adaptent aux contraintes des saisons. L'hiver est la saison la plus rude. Les hommes tondent les moutons dont la laine sera nettoyée puis filée au rouet. Les femmes pétrissent le pain, fabriquent des tourtons ou tricotent. Un couple tisse des paniers et des jarres à grain en rotin. Les outils sont réparés. A la veillée, les hommes jouent aux cartes tandis que les femmes réalisent des travaux d'aiguille. Cet hiver, des élections ont lieu. Un homme lit le journal local socialiste « Le Bavard prapicois ». Un couple interrogé dit ce qu'il pense du parlementaire élu. Le 5 mai, la neige tombe encore. La messe de la fête des Rogations rassemble les habitants à l'église. Après l'hiver, c'est le temps du labour avec araire et des semailles, de la coupe du bois et du marquage des bêtes. Les moutons vont monter en alpage. L'épicier ambulant passe dans le village. En juillet, Prapic s'animera. La fête de la Sainte Anne attirera son lot de touristes auxquels les anciens se mêleront timidement.