Après cinquante ans passés à New York, Myriam revient à Paris et se rend à une réunion d'anciens déportés qui commémorent la libération des camps d'extermination nazis. Elle a enfin décidé de retourner à Birkenau, où elle fut déportée à l'âge de quinze ans. Elle part donc à Cracovie. Là-bas, elle rencontre un historien juif polonais. Avec son aide, elle retrouve l'appartement de son père - déporté en même temps qu'elle, et qu'elle n'a jamais revu. Les occupants actuels la laissent entrer avec réticence et disent qu'ils ne sont au courant de rien. Puis, elle entre à Birkenau, par une vieille grille rouillée (elle ne veut pas entrer par la porte principale). Elle retrouve sa baraque, son châlit. Elle nomme toutes ses compagnes. Elle passera même la nuit dans son baraquement. En errant dans le camp, elle retrouve des pupitres de partitions, mais pour retrouver les tranchées qu'elle creusait tout près des crématoires, elle est obligée d'appeler une amie. Elle rencontre Oskar, un jeune photographe allemand qui photographie systématiquement le camp, toutes les traces qui y subsistent. À Cracovie, Il finira par avouer à Myriam que son grand-père était colonel SS au camp. Myriam est révoltée, mais finalement, c'est elle qui le guidera. Enfin, elle monte sur un mirador pour crier : "Je suis vivante". Quant Oskar lui demande, sur le quai du départ, ce que disait la dernière lettre de son père, elle avoue qu'elle a oublié.