Epuisés par la guerre de Cent Ans, les habitants de Beaune subissent, en 1438, une terrible famine. Touchée par la détresse des plus pauvres, Guigone de Salins presse son mari, Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, de fonder un hospice pour les accueillir. Le projet est approuvé par le pape Eugène IV et le roi Philippe le Bon, qui, le 4 août 1443, fonde, et dote, l'Hostel-Dieu. La cour d'honneur, aux toits lumineux, est entourée de galeries de bois sculpté. L'immense salle où reposent les malades donne sur une chapelle. L'Hostel-Dieu est doté de magnifiques tableaux, dont un retable de Roger de la Pasture, et est décoré de somptueux tapis. Des religieuses hospitalières s'occupent des malades, de l'apothicairerie et des cuisines. Le présent est, ici, rivé au passé, et, après avoir reçu des personnages prestigieux, l'Hostel-Dieu accueille, cinq siècles plus tard, des touristes du monde entier. A côté de la pharmacie-musée, un laboratoire prépare, dans une atmosphère médiévale, des panacées modernes. La troisième semaine de novembre a lieu la célèbre vente des vins des hospices ; c'est une journée très importante, qui apporte à l'Hostel-Dieu une partie de son revenu.