1960. Zachary Beaulieu, quatrième garçon d'une famille middle class québécoise, naît le jour de Noël. Sa mère, pieuse, y voit un signe et attribue même d'incertains pouvoirs à son nourrisson. Pour Zach, son anniversaire sera surtout lié aux interminables messes de minuit et aux traditionnels banquets où son père chante du Aznavour à tue-tête. Les années passent à l'ombre de ce chef de famille bourru et attachant. Coincé entre ses trois frères, l'intello, le rebelle et le sportif, Zach profite de rares moments privilégiés avec lui. Vient un quatrième petit frère. Zach prend un peu trop plaisir à le materner, ce qui lui attire les foudres paternelles (d'autant qu'il a été surpris en train d'enfiler les robes de sa mère). À l'adolescence, Zach, fan de Bowie, se travestit comme son idole et tente de refouler des penchants que son père juge sévèrement contre-nature. À 20 ans, Zach, étudiant à la fac, a quitté le foyer familial et sort avec Michelle, son amie d'enfance. Son aîné (l'intello) se marie. Pendant la cérémonie, le second frère, toxicomane, se bat avec quelqu'un qui traitait Zach de pédé, preuves à l'appui. Son père renie Zach. Celui-ci s'enfuit à Jérusalem. Il couche avec un inconnu et manque de mourir dans le désert. Assumant enfin son homosexualité, il rentre au Québec, juste à temps pour veiller son frère, mort d'une overdose. Son père l'accueille...
Genre :
Fiction
Genre(s) précis :
Laboratoire :
Eclair
Note générale
CNC : Lors de la cérémonie des Jutras (l'équivalent québécois des César), C.R.A.Z.Y. a remporté 13 récompenses, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur, pour 14 nominations. Un raz de marée historique couronnant une carrière en salle exceptionnelle : 1 million d'entrées au Québec pour 7.5 millions et demi d'habitants. C.R.A.Z.Y. s'était aussi distingué au niveau national en étant couronné dans 10 catégories lors de la 26e cérémonie des Génies (les prix cinématographiques pour l'ensemble du Canada).