Un règlement de comptes tout ce qu'il y a de plus masculin stigmatise sur un mode humoristique le comportement de la femme au volant à travers quelques conductrices types. La coquette, en représentation permanente, fait un usage détourné du rétroviseur. Elle teste la séduction auprès de l'inspecteur du permis de conduire comme devant l'agent verbalisateur. La désinvolte, l'air dégagé, est coutumière du stationnement anarchique, des brusques changements de direction, du créneau forcé. Le piéton est un importun. La mécanicienne a la combinaison adéquate, mais elle s'en remet au premier conducteur daignant s'arrêter. Priorité et galanterie se confondent chez la femme du monde, qui pratique la queue de poisson et le sens interdit. Le moteur a du mal à suivre un régime avec la pétaradante, qui abuse du démarreur et de l'accélérateur, le laisse tourner et cale. L'amoureuse, qui se consacre à son passager, zigzague.