En ce milieu des années 1980, la guerre fait rage dans le sud de l'Iran. Un jeune garçon voit sa famille tuée et se réfugie dans un camion, affamé, choqué. A son réveil, il se retrouve à l'autre bout du pays. Là, plus de champs de pétrole mais des forêts, des rizières. Il est repéré par deux enfants dont la mère, Naie, une paysanne, arrive bientôt, d'abord hostile puis tentant de l'approcher. Il ne la comprend pas, il ne parle pas son dialecte et d'ailleurs, il ne peut parler. Naie, surmontant ses préjugés, recueille le jeune Bashu. Peu à peu, la communication s'établit et, lorsque Bashu tombe malade, Naie se bat pour le guérir et comprend combien elle tient à lui. Mais la famille, le village jasent, critiquent, rejettent. Qui est cet étranger à la peau noire comme on n'en voit pas dans le nord ? Est-il bien convenable qu'il reste chez Naie dont le mari est au loin ? Un mari à qui elle a écrit et qui ne veut pas entendre parler du garçon. Bashu, lui, a appris à aider Naie, l'a soignée à son tour et celle-ci n'admet plus les critiques. Son mari revient, invalide. Le premier moment de colère passé, il comprend que Bashu a sa place auprès d'eux.