08 mars 1975, Sommedieue dans la Meuse. Une bagarre éclate lors d'un bal. Le maire de tendance socialiste du village, Monsieur Barat-Dupont, fait appel aux chasseurs pour tirer dans les jambes de ceux que l'on surnomme ici « les loulous sauvages » et les disperser. Il y aura plusieurs blessés. Un jeune témoigne. Suite à cet événement, le maire déclare : « Ces jeunes sont irrécupérables, il faut les rejeter, les supprimer et instaurer des camps de travaux forcés. Je me fiche de la prévention ». Puis il propose la création d'une milice de volontaires, qui est votée par le conseil municipal. D'autres villages, comme Raon-lès-Leau ou Saint-Georges-d'Orques, puis des grandes villes de France suivront l'exemple de Sommedieue en créant des groupes d'autodéfense. Le Ministre de l'intérieur, Michel Poniatowski, tout en condamnant les milices, soutient le maire de Sommedieue, et appuie les initiatives communales. Partout en France, on assiste à la volonté de créer un climat de peur et de violence et à une recrudescence de la répression.