Au Kurdistan, des jeunes femmes du Parti des travailleurs kurdes (PKK) luttent contre les attaques des Iraniens, des Turcs et de l'Etat Islamique. Cachées dans la nature au sein de leur camp d'entrainement, elles partagent leur temps entre l'entraînement militaire, semblable à celui des hommes, et les activités quotidiennes, qu'il s'agisse de la toilette, de la cuisine, ou encore de l'entretien du potager. Parfois, elles rejoignent les hommes pour des réunions durant lesquelles tous échangent sur le rôle de leur armée de guérilleros et rappellent leur dévotion au leader Apo, le fondateur du PKK, condamné à la perpétuité. Durant ces réunion est également rappelée l'importance de la formation et de l'éducation alors même que de nombreuses recrues rêvent de partir rapidement au combat. Certaines discussions portent sur les différents modèles de bombes, d'autres évoquent les bienfaits des orties sur la santé des cheveux. Les femmes racontent aussi leur amour pour leurs armes. Parmi elles, Sozdar se confie comme à un journal intime, elle en fait son testament. Rojen, 23 ans, raconte quant à elle comment elle a quitté sa famille deux ans plus tôt, sans avoir le courage de faire ses adieux à sa mère ou à sa petite soeur Gûlistan.