En Pologne, pendant l'été 1980, Winkiel, journaliste de télévision, est contacté par les autorités pour effectuer un reportage sur la grève persistante qui paralyse les chantiers navals de Gdansk. Sa mission consiste, en fait, à recueillir le maximum d'informations sur un certain Maciek Tomczyk, considéré comme un meneur et un agitateur. Fort d'un dossier compromettant, le pouvoir entend ainsi renverser la situation à son avantage en discréditant Maciek. Et c'est à dessein que Winkiel a été choisi, car il jouit encore auprès des militants de la région d'une solide réputation d'objectivité pour avoir fidèlement rapporté les événements tragiques de 1970. De fait, dès son arrivée, Winkiel entre rapidement en contact avec d'anciennes relations. La police et les représentants du Parti lui assurent par ailleurs toutes les facilités matérielles. Grâce aux révélations d'un ex-étudiant, Dzidek, à qui il avait jadis trouvé du travail à la télévision, Winkiel sait bientôt pourquoi Maciek a abandonné ses études, après la mort de son père, Mateusz Birkut, ouvrier tué au cours des émeutes de 1970. Puis comment il s'est fait embaucher au chantier naval, après un séjour en hôpital psychiatrique. Et, enfin, dans quelles conditions il a rencontré puis épousé la journaliste Agnieszka qui réalisait pour la télévision un film sur la vie de Birkut. Dans la prison où elle est enfermée, Winkiel rencontre alors Agnieszka qu'il a connu autrefois. Elle évoque devant lui tout ce qui la lie à Maciek. Leur enfant d'abord, mais aussi le passé de Birkut, les luttes sociales, la création d'un syndicat libre, la répression, la clandestinité, la prison. Fortement ébranlé par ce qu'il vient d'entendre, Winkiel renonce finalement à terminer son rapport et démissionne. Se rendant ensuite au chantier naval, il assiste à la signature des accords entre le gouvernement et les grévistes puis tente, en vain, de se justifier auprès de Dzidek qui l'a démasqué.
1981 - Palme d'or - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
1981 - Prix du jury oecuménique - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
Exploitation
Exploitation Paris :
18 salles,
21 semaines,
33 787 entrées la première semaine,
138 374 entrées totales
Bibliographie éditoriale
Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 282/283, février 1982. Jean Narboni, Serge Daney, "Ils ont tourné avec Wajda ".
Périodique : Cahiers de la Cinémathèque (Les), n° 67-68, novembre 1998. Michel Cadé, "Wajda historien du présent : L'homme de marbre & L'homme de fer ".
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 236, juillet-août 1981. Olivier Assayas, "L' Académie du cinéma".
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 328, octobre 1981
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), numéro spécial, avril 1997 : Histoires de Cannes. Serge Le Péron, "Les festivaliers (de gauche) sont contents : 1981".
Périodique : Cinéma, n° 271/272, juillet 1981
Périodique : Cinéma, n° 273, septembre 1981
Périodique : Jeune Cinéma, n° 136, juillet 1981
Périodique : Monthly Film Bulletin, n° 574, novembre 1981
Périodique : Positif, n° 244/245, juillet 1981
Périodique : Positif, n° 247, octobre 1981
Périodique : Première, n° 50, mai 1981
Périodique : Sight and Sound, n° 4, septembre 1981