Sur la côte de Tabasco, au Mexique, dans une palmeraie a l'embouchure d'une rivière, un village de pêcheurs, spécialisés dans la chasse aux requins. Aurelio Gomez, venu de Mexico, travaille dur pour envoyer de l'argent à sa famille restée à la capitale. Il a son propre bateau et deux matelots : Chilo, mauvais pêcheur mais bon cuisinier et surtout Pigua, un gamin du port, effronté, qui n'a pas la langue dans sa poche. Aurelio est un homme fort, un homme d'action. Il est aimé de tous, car il est bon pêcheur mais également un excellent camarade qui n'hésite pas à aider ses amis : tel cet ivrogne borgne à qui il donne de l'argent pour que celui-ci puisse reprendre son ?il de verre donné en gage au tavernier. Aurelio a pour maîtresse une jeune métisse de mère coréenne, Manela. Leurs rapports sont toujours empreints de tension car il ne veut pas que leurs relations dépassent le stade de l'agrément réciproque. Mais elle l'aime et, tantôt lui prépare amoureusement son café, tantôt, lorsqu'il refuse de lui offrir un collier, elle se venge en coupant sa superbe chevelure. En dépit de cette vie qu'il aime, il cède aux instances de ses enfants et de sa femme et vend son bateau pour rentrer a Mexico. Il part malgré les regrets de ses amis pêcheurs et les réactions violentes de Pigua et de Manela, profondément blessés de cet abandon. A la capitale, malgré l'accueil chaleureux de sa famille, malgré l'activité intéressante et rémunératrice qui lui est proposée, il se sent triste, désemparé, étranger à tout ce qui l'entoure, même à ses enfants. Il prend conscience qu'il aime Manela, ses amis et la vie rude des pêcheurs. Il décide de repartir et d'expliquer sa décision à son fils. Il retourne définitivement sur la côte pour la plus grande joie de Manela, de Pigua et de tous ses amis.