Jeri a peur. Elle rentre rapidement chez elle après avoir fait ses courses, inquiète à chaque coin de rue. Car Jack, son mari, comptable de la Mafia, a donné au F.B.I. une liste de personnes très compromises. La punition ne devrait plus tarder ; il faut fuir vite. Un coup de sonnette. Mais non. Ce n'est que Gloria, la voisine, qui manque de café. Ce qui donne à Jeri une idée, celle d'une mère : sauver la vie de ses enfants en les confiant à Gloria. On lui explique, elle accepte ; Joan refuse ; c'est Phil tout seul qui la suit, quoique très réticent, emportant précieusement un livre que lui a confié son père. Arrivé chez elle, il entend le bruit de la fusillade noyé dans ceux de la ville. Le voilà orphelin et Gloria Swenson se trouve brusquement encombrée d'un Portoricain d'une dizaine d'années. Elle qui connaît la Mafia pense aussitôt à fuir. Ils partent dans New-York, Gloria devant, qui tente parfois de s'éloigner de l'enfant mais qui finalement l'emmène d'appartement en hôtel, se surprenant à vider son revolver sur ses anciens amis qui les traquent. Peu à peu les liens se resserrent entre Gloria et le jeune garçon. A tel point que la femme est inquiète quand il a disparu. Elle le retrouve et tue pour le libérer de ses ravisseurs. Elle est devenue à la fois sa famille et sa petite amie. Plus tard elle donne de l'argent à Phil, lui fixe un rendez-vous et part négocier avec Tanzini, son ex-amant, en emportant la liste d'adresses confiée par le père. Lorsqu'elle quitte le caid, ses sbires déchargent leurs armes sur l'ascenseur qui l'emporte.