1931. Prances Farmer vient d'avoir dix-sept ans. Dans une revue d'étudiants, elle publie un essai affirmant que Dieu est mort. L'opinion aussitôt se déchaîne : fêtée par certains, elle est pourtant rejetée par la majeure partie de la population de Seattle, ville conservatrice où elle habite. Quelques années plus tard, on s'acharne encore contre elle lorsqu'étudiant le théâtre, elle gagne un concours dont le prix est un voyage à Moscou. Lillian, sa mère, dénonce même l'emprise des communistes sur sa fille. A son retour, Frances s'arrête à New York puis décroche un petit contrat à Hollywood. Là, elle séduit et on lui offre un engagement de sept ans. Elle épouse alors Dick Steele, un jeune premier, et revient avec lui à Seattle pour la première d'un de ses films. L'affrontement avec sa ville est encore dramatique, mais elle retrouve Harry York, un journaliste qui l'aime. Elle se sépare ensuite de Dick et obtient de la Paramount l'autorisation de faire du théâtre à New York. Elle remporte un succès dans une pièce de Clifford Odets avec lequel elle a une brève liaison. Hollywood lui en veut de délaisser le cinéma et organise alors une campagne contre elle. Elle y retourne cependant, pour des rôles contraignants. Epuisée, surmenée, alcoolique et droguée, elle commence à avoir un comportement bizarre. Ce qui l'amène à être arrêtée pour coups et blessures puis internée. Sa mère la fait libérer et s'occupe d'elle. Mais Frances ne la supporte pas ; c'est elle qui la renvoie en asile psychiatrique. Frances subit là des traitements horribles. Harry s'arrange pour qu'elle sorte. Dehors, Frances se heurte toujours à sa mère. A nouveau internée, elle subit une lobotomie et sort finalement en 1950. En 1958, on la voit à la télévision. Harry vient la rejoindre, mais Frances est devenue une femme sans émotion.