Guy Carrell vit dans un perpétuel cauchemar : celui de subir la même mort affreuse que son père, enterré vivant alors qu'on avait à tort diagnostiqué sa mort. Il n'était en fait qu'en état de catalepsie. Rien ne peut enlever de l'esprit de Carrell la terrible obsession : même la joie qu'il éprouve le jour de ses noces ne peut lui faire changer d'idée. Bien au contraire, l'air que joue son épouse au piano lui rappelle la chanson fredonnée par les fossoyeurs, le jour où il avait tait déterrer le cadavre de son père. Par la suite, plusieurs incidents sans conséquence ne cesseront d'augmenter son anxiété : un chien couché dans les marais semble mort, on va l'enterrer, mais il se relève et se met à courir. Un chat est pris dans les boiseries creuses d'une chambre du château : ses miaulements rappellent à Carrell les souffrances terribles de l'enterré vivant. Pour conjurer sa peur, Carrell s'est bâti un édifice muni de toutes les commodités posthumes : cloches, sonnettes d'alarme, échelle de corde, revolver, et même poison. Après sa mort, on portera le cercueil de Carrell dans cet édifice et si, par malheur il était enterré vivant comme son père, c'est bien le diable si, grâce à tous ces ingénieux dispositifs, il n'arrivait pas à ameuter les populations ou, en cas d'échec, à se suicider pour échapper au supplice de l'enterré vivant. Sa femme le persuadera de brûler l'édifice pour mettre fin à ses obsessions. Mais un jour qu'il allait dans la crypte ouvrir le cercueil de son père, le squelette de celui-ci le met dans un état de terreur tel qu'il meurt sur le coup. Or, durant les funérailles, il ouvre les yeux dans son cercueil et s'aperçoit qu'il va subir le supplice qu'il a redouté toute sa vie. Mais, à peine enterré, il saute sur le fossoyeur et le tue. Il retourne chez sa femme pour s'apercevoir qu'elle file le parfait amour avec un docteur, ami de la famille. Il fera subir à son épouse, qui avait tout manigancé pour provoquer sa mort, le supplice de l'enterré vivant, avant d'être tué par sa propre soeur qui voulait l'empêcher - un peu tard - de devenir un meurtrier.