1939. Budapest. Une garden-party dans une famille juive de la bonne société : Aniko Senesh repousse l'amour de son partenaire. Les adultes s'inquiètent de l'attitude de l'Amiral Horthy vis-à-vis des Juifs. Aniko veut devenir écrivain comme son père. En fin d'études, élue présidente de la Société littéraire, elle ne peut recevoir cette distinction étant juive. Devenue sioniste, elle part en Palestine. Sa mère lui offre une machine à écrire. Là-bas, elle étudie l'agriculture tout en continuant à écrire des poèmes et décide de se faire appeler Hanna. Devenue femme pêcheur au kibboutz de Sdoth-Yan, elle s'inquiète de ne pas recevoir de nouvelles de sa mère. Contactée par la Haganah, elle suit un entraînement et, avec ses camarades, est parachutée en Yougoslavie. Les Allemands étant entrés en Hongrie, elle convainc les partisans de lui faire passer la frontière. Trahie par les passeurs, elle se retrouve en prison à Budapest. Horriblement torturée et malgré les pressions qu'exercent sur elle les Hongrois en arrêtant sa mère, Hanna refuse de parler. Ils relâchent alors la mère et livrent la fille à la Gestapo. Les Allemands renversent Horthy tandis que les troupes soviétiques s'approchent de Budapest. Ils déportent tous les prisonniers mais le Capitaine Simon, des services secrets hongrois, décide de faire juger Hanna pour trahison. Devant une cour spéciale et méprisant ses juges, elle fait un discours émouvant et courageux. Les Russes arrivent ; ses tortionnaires, affolés, sans attendre le verdict, la font fusiller.