Lorsqu'un éditeur de New York accepte de publier son livre, Allison quitte pour la première fois sa chère petite ville de Peyton Place dont elle a raconté spontanément les moindres événements dans ce roman, témoin fidèle de son enfance. Lewis Jackman, intéressé par le lancement de ce tout jeune talent, lui propose de remanier sérieusement son travail en y collaborant : le métier et la sincérité n'étant pas inconciliables doivent en assurer le succès. Allison, fatiguée, flattée et émue par cet homme puissant, devient la romancière à la mode dont le livre commence à révolutionner Peyton Place, chacun se reconnaissant avec plus ou moins de satisfaction, dans le récit du procès encore tiède à toutes les mémoires, et particulièrement cuisant à celle de Roberta Carter, la redoutable dame patronnesse, mère abusive, dont le rôle se perpétue dans son actuel métier de belle-mère. Constance Mackenzie voudrait bien voir sa fille quitter cette vie agitée de New York et tremble pour elle, d'autant plus volontiers que sa jeunesse a souffert d'une défaillance qu'elle redoute pour Allison. Son mari, proviseur du collège, est fier de sa belle-fille et voit sa place de proviseur menacée, car il a osé introduire son roman à la bibliothèque de l'école. L'influence de Roberta obtient son renvoi. Le procès où il défendra sa position verra le retour d'Allison, qui a demandé à Lewis Jackman de l'aider à défendre son beau-père. L'éditeur sera le meilleur avocat d'une vérité qui peut certes blesser mais dont l'expression doit, à son avis, demeurer libre pour prétendre à une valeur positive. Mike gardera ses fonctions au collège et Allison, quittant à regret son éditeur, promènera un regard lucide et affectueux sur Peyton Place auquel elle a pris et apporté pas mal de choses.