225 ans après les explosions atomiques et la fin du monde. La vie à la surface du globe est réduite à la plus simple expression. Pourtant, dans cette rue délabrée d'une ville poussiéreuse, surgit une bande puissament armée. Avec une extrême prudence, tous mettent pied à terre et pénètrent dans ce qui, autrefois, était un bar. Si le rez-de-chaussée demeure décevant, hormis quelques rats, le premier étage recèle d'innombrables caisses de nourriture. C'est l'euphorie. Les embrassades vont bon train jusqu'au moment où la ravissante Myrna trouve anormale que le lit sur lequel elle repose soit si agité. Edredon levé, il ne s'agit que de quelques rats dégustant un cadavre ! La maison en contient bien d'autres, et aussi une serre avec toutes les plantes et arbres imaginables, un ordinateur qui indique « extermination totale du groupe » et surtout pas mal de petits rats aux yeux tout rouge. Kurt, le chef, est plutôt perplexe lorsqu'au petit matin il découvre trois de ses équipiers passablement dévorés. L'émotion culmine avec les pneus des mots retrouvés soigneusement grignotés par les charmantes bestioles. Plus moyen de quitter ce navire de plus en plus macabre. Et la contestation s'installe au sein du groupe : Duke reproche à Kurt de les amener à la catastrophe et il cherche à s'évader en compagnie de Myrna. Mais les rats, qui ont envahi toute la maison, ne l'entendent pas de cette oreille. Deux de chute ! Plus que quatre pauvres êtres terrorisés commençant à comprendre que les rats sont organisés et qu'un sombre combat pour le pouvoir font d'eux-mêmes d'innocentes victimes. Cernés par les rongueurs, ils attendent la fin presque paisiblement quand une fumée acre envahit les pièces et terrasse les rats. Un commando d'hommes en combinaisons et masques à gaz nettoie la ville. Le salut, la liberté ? A voir. sous les masques à gaz.