Il est arrivé bardé des meilleurs diplômes et recommandations et le Dr Curtis Franklin l'a engagé à la Governor Kitbridge School, son institut pour les sourds et malentendants. Seulement, il l'a aimablement prévenu qu'il ne voulait pas de ces méthodes à la mode qui sèment la pagaille sans apporter grand-chose. James Leeds a acquiescé puis s'est mis au travail. A sa façon. Et si celle-ci ne ravit pas en permanence son directeur, elle lui attire rapidement la sympathie de ses élèves. Bientôt Lydia, la plus ouverte, se laisse aller au rythme du rock dont James lui a fait sentir les vibrations et elle entraîne ses camarades de classe dans son sillage : Glen, le punk réfractaire, Danny, qui joue les pitres, Cheryl, la jolie sentimentale, Tony, le séducteur. Seul Johnny se refuse à la moindre participation, muré dans son silence et une visible réprobation. Et puis il y a Sarah dont la beauté et le tempérament éclatent, Sarah qui fait le ménage, Sarah qui a vingt-cinq ans et qui, malgré son intelligence, n'a jamais voulu apprendre, Sarah dont James est tombé amoureux et qu'il veut à tout prix amener à parler. Les autres y parviennent déjà. Aussi leur numéro dansé et chanté lors de la fête de l'école fait-il sensation. A parents heureux, directeur satisfait, malgré tout. Sarah jalouse les attentions de James, veut le fuir. Mais elle finit par accepter de vivre avec lui. Au travail comme dans l'intimité, James persévère. Au point que son amie le repousse : pourquoi veut-il tout lui imposer ? Après l'orage, la rupture. Sarah est retournée chez sa mère avec qui elle se réconcilie. Elle travaille pour se payer des études. James, solitaire, se morfond. Elle aussi d'ailleurs. Et à la soirée qui clôture l'année scolaire elle revient, tout de blanc vêtue.