George est un grand gaillard en pleine force de l'âge mais il est hanté par la crainte de toutes les maladies qui peuvent l'assaillir et il use et abuse, du très complet arsenal de sa pharmacopée. Sa charmante femme, Judy, accueille avec une souriante indulgence les plus pessimistes pronostics de cet hypocondriaque. Il se précipite un jour chez son médecin, croyant avoir eu une crise cardiaque, et surprend le Dr Morrisey au téléphone parlant à un confrère d'un malade condamné à brève échéance. Bien entendu, il ne doute pas un instant qu'il ne s'agisse de lui. Il confie cette inquiétude nouvelle a son ami Arnold qui puise le courage de le réconforter dans le whisky et lui suggère d'assurer l'avenir de sa veuve en lui trouvant lui-même un mari de rechange. Après avoir fait l'acquisition d'un superbe tombeau, le hasard met sur la route de George le candidat idéal : un roi du pétrole, ancien flirt de sa femme au collège. Judy ne comprend rien au manège de George qui la pousse littéralement dans les bras de ce Texan balourd. Elle croit percer le jeu de son mari lorsqu'elle le surprend avec une jolie voisine que George, plein de généreux sentiments, vient de mettre en garde contre les perfides manoeuvres d'un incorrigible séducteur. Fureur de Judy à qui George révèle alors le soi-disant verdict du Dr Morrisey. Judy, atterrée, est aux petits soins pour George qui s'attendrit sur lui-même mais ses soupçons se réveillent lorsqu'elle apprend de la bouche du médecin que son mari se porte comme un charme. Elle fait ses valises, persuadée que George l'a trompée. George, tout content d'apprendre qu'il ne va pas mourir, essaie de se disculper, s'enferre, sur les conseils d'Arnold, dans d'inextricables mensonges. Survient alors l'entrepreneur de pompes funèbres qui présente à Judy la facture du tombeau commandé par George : elle comprend enfin qu'il a dit la vérité et qu'elle n'a pas lieu d'être jalouse. Après avoir vidé joyeusement l'armoire à pharmacie, ils tombent dana les bras l'un de l'autre.