Styliste en Hongrie, Anna a tout pour été heureuse : un fils affectueux, Peter, un compagnon, Janos, avec lequel elle est au mieux, et un métier plaisant, qui nécessite de fréquents voyages à l'étranger. Tout, si ce n'est la persistance d'une tache sombre dans le tableau. En 1956, à l'issue de l'insurrection à laquelle elle a participé avec son ami d'alors, Istvan, elle a dû fuir en Autriche, enceinte. Après la mort d'Istvan, elle retourne en Hongrie, laissant sa fille encore bébé en Autriche. Elle est emprisonnée et ses recherches resteront vaines pour retrouver ensuite son enfant. Cependant, dans un restaurant de Budapest, de loin, elle croit reconnaître dans la jeune Française Marie Aubier, qui discute avec ses parents, cette enfant qu'elle croyait perdu à tout jamais. Elle suit Marie et, profondément émue, met Janos dans la confidence. Lequel, pour calmer son émoi organise une rencontre entre Marie Aubier, ses parents et Anna. Rencontre qui tourne court au grand dam de Peter qui est tombé amoureux de Marie. Toutefois, Mme Aubier ne comprend pas l'assiduité et l'intérêt qu'Anna porte à sa fille et décide de retourner en France. Qu'à cela ne tienne : Anna prend le prochain avion et se précipite chez les Aubier qui, après l'avoir reçue fraîchement, lui montrent la porte sans qu'elle ait pu entrevoir Marie. Elle apprend néanmoins que Marie a été adoptée et qu'elle se trouve dans une clinique pour une grave maladie des reins. Mais il lui faut un donneur et Anna n'hésite pas, pour sauver celle qu'elle estime sans aucune preuve être sa fille perdue et retrouvée, à sacrifier un de ses reins.