Les vacances de Monsieur Hobbs s'annoncent mal. Une fois de plus Peggy, sa dynamique épouse, a décidé que les enfants avaient besoin d'air marin ; elle a retenu, sans consulter son mari, la villa rêvée et suffisamment vaste pour abriter également les deux ménages de ses filles aînées et leurs petits-enfants. Les dimensions de la villa paraissent à peu près convenir, mais son état de délabrement laisse prévoir un bien vaste programme de remise en état. Courageusement, et malgré ses dons très réduits pour le bricolage, M. Hobbs s'attaque à tout ce qui menace le plus directement l'harmonie de son foyer. Ses démêlés avec la pompe sont encore plus déconcertants que les affrontements caractériels d'une si nombreuse maisonnée ; mais à son accablement chronique s'oppose l'optimisme systématique de Peggy, ce qui rétablit l'équilibre. La pompe s'avère moins récalcitrante que l'humeur morose de Katey dont les vacances semblent gâchées par un appareil dentaire qui réduit fortement la grâce de son sourire. M. Hobbs saura trouver, lors d'un bal au village, une formule ingénieuse pour lui éviter de « faire tapisserie » et lui rendre cette confiance en elle qu'un gentil danseur peut facilement faire naître. Danny est un autre souci majeur de M. Hobbs. Son âge ingrat et un abus de la télévision nécessitent une fixation paternelle des plus urgente. Les exploits maritimes de l'auteur de ses jours mettront sans doute leurs vies en danger, mais de cette aventure naîtra une estime et une admiration mutuelles assez apaisantes. Le cas des ménages et le mot qu'il ne faut pas dire sur l'éducation des chers petits ou sur la situation instable du mari ne sont pas sans danger non plus. M. Hobbs se tirera à son avantage de toutes ces embûches familiales, espérant que l'été prochain, l'atmosphère sera tout à fait détendue. Hélas, ultime contretemps, on apprend que la villa est d'ores et déjà retenue par une autre famille nombreuse.