Il est Américain, il est jeune, il est beau ; il vient d'être ordonné prêtre et il a l'avenir devant lui. Un avenir brillant, sans aucun doute. D'ailleurs, dès 1944, il se fait remarquer alors qu'il participe à la campagne d'Italie : en usant de la mitrailleuse pour sauver sa peau, il permet le succès d'un assaut contre les Allemands. Et on l'appelle au Vatican pour donner de la vigueur à une �0glise en difficulté ! Là, parce qu'on connaît ses qualités de gestionnaire, il est amené à s'occuper des finances, sous la houlette du cardinal Santoni. Dont il gagne peu à peu la confiance grâce à sa personnalité affirmée. Bientôt, parce que les finances du Vatican sont menacées, il propose de jouer sur les possibilités du marché noir, florissant en Italie dans ces années d'après-guerre. Et c'est d'autant plus facile qu'un de ses amis retrouvé à Rome, Varese, a partie liée avec la mafia. Un double jeu commence alors. Double jeu qui lui fait rencontrer une postulante, Clara, qui devient sa maîtresse, sans savoir qu'il est un Monsignore, récemment nommé par le Pape pour ses bons et loyaus services. Lorsqu'elle l'apprend, la rupture est dramatique. Mais lui, grâce au cardinal Santoni, résiste à tout. Vingt ans plus tard, il est devenu un véritable homme d'affaires et les finances de l'Eglise se portent bien. Mais Varese a profité de la situation : des spéculations malheureuses et une fuite des capitaux du Vatican. Le scandale menace ; les attaques internes se font plus précises. Santoni ne peut plus rien. Après avoir renfloué le Vatican grâce à un vieux mafioso, il tombe en disgrâce. Peu après, lorsque Santoni est élu Pape, il revient en triomphateur. John Flaherty a encore de beaux jours devant lui.