Deux petits vagabonds se sont introduits dans un poulailler et le mettent à sac, enlevant oeufs, poulets et lapins. Les paysans ne tardent pas à s'apercevoir du larcin et se mettent à leur poursuite. Nos deux drôles, avec l'inconscience de leur âge, se disposent à faire cuire les oeufs trop près d'une meule de paille qu'ils mettent en feu. Voyant alors la conséquence de leur étourderie, ils ne songent plus qu'à fuir. Tandis que les pompiers prévenus accourent pour éteindre ce commencement d'incendie, les paysans qui ont été chercher les gendarmes tâchent de rattraper les deux gamins ; ils sont bientôt sur leurs traces. Mais ceux-ci, plus jeunes et plus agiles, vont toujours de l'avant, laissant loin derrière les gens pendus à leurs trousses. Néanmoins, arrivés à une mare, l'un des deux se jette à l'eau et gagne l'autre rive à la nage. Le plus petit qui ne peut suivre son aîné est bientôt rejoint et saisi par les gendarmes. Il paiera pour les deux voilà tout et il est emmené, menottes aux poignets, par deux gendarmes à cheval qui le conduisent à la prison de la ville. L'aîné qui a pu gagner la route en se dissimulant dans les brousailles, tente un coup hardi en enlevant son petit frère qu'il emporte dans le taillis, tandis que nos braves pandores continuent leur chemin, heureux du devoir accompli, sans s'apercevoir que le petit prisonnier a disparu.