La Nouvelle Orléans, « the Big Easy », nonchalance, facilité. Un voyou est - c'est la routine - assassiné. Probable règlement de compte entre bandes rivales, celles de Daddy Mention et de Di Moti, qui s'affrontent pour le contrôle du trafic de la drogue. Le lieutenant Remy McSwain enquête, sous les ordres de Kellom, vieil ami de sa famille, avec qui sa mère va bientôt se remarier. La famille, la police, cela se confond pour Remy. Mais ce qui va, brusquement, bousculer la routine, c'est l'arrivée d'Anne Osborne, assistante du procureur, venue enquêter sur la corruption de la police. Car la police est corrompue, tradition là encore, et Remy « touche » comme les autres. Anne ne lui est pas indifférente et la stricte jeune femme ne tarde pas non plus à succomber à son charme. Remy se fait grossièrement piéger par la police des polices. Flagrant délit de corruption. A son procès, Anne est l'accusatrice, d'autant plus dure que sa désillusion est grande. Et si Remy parvient à être disculpé, c'est en détruisant la preuve qui l'accusait. Mais les meurtres s'accumulent et le doute s'insinue chez Remy lorsqu'il apprend que des meurtriers ont été vus. à bord d'une voiture banalisée de la police. C'est encore dans un tel véhicule que s'enfuient les assassins de Mention, tué alors que Remy venait l'interroger. Anne et Remy, réconciliés, amoureux, vont alors tout mettre en oeuvre pour découvrir la vérité. Une vérité très amère : le responsable des meurtres, c'est Kellom, qui se préparait à une retraite dorée en monnayant la drogue prise aux truands. Kellom que ses complices, policiers eux aussi, liquident avant d'être à leur tour mis hors d'état de nuire par Anne et Remy. Pour Remy, plus rien ne sera comme avant. Mais Anne est là, à ses côtés.