Avant même le générique, nous apprenons qu'un garçon va être condamné à mort pour avoir tué son père. Onze sont convaincus du meurtre, un seul doute. L'unanimité étant requise, on essaye de le convaincre à son tour, mais c'est lui qui apprendra aux autres que leurs évidences peuvent être trompeuses et qu'ils n'ont pas pris conscience de leurs responsabilités de jurés. Son premier allié est un retraité qui a été impressionné par la faiblesse d'un des arguments, le couteau n'étant peut-être pas celui de l'accusé. Il doute lui aussi. Cet effritement des certitudes énerve les uns, inquiète les autres et ressuscite les débats. Les deux seuls témoignages importants sont étudiés à nouveau ; la culpabilité du prétendu meurtrier devient de plus en plus hypothétique. Et bientôt il apparaît que le plus difficile sera d'obtenir des derniers jurés, chez qui le sentiment et l'exaltation l'emportent sur la raison, une unanimité dans le « not guilty ».