Isabelle et les vingt-sept voleurs, une leçon
Film
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 2000
Date de sortie en France :
- 01/11/2000
Société(s) de production :
Description
Résumé
Isabelle a du charme et une fermeté nécessaire à son métier. Isabelle est institutrice dans une classe de CE2 d'une zone d'éducation prioritaire de Villiers-le-Bel. Ses 27 petits élèves sont issus de différentes communautés ethniques. Sans négliger les enseignements de base de la conjugaison et du calcul mental, Isabelle est aussi consciente du rôle d'éducatrice, au sens plein du terme, qu'exige, loin des quartiers bourgeois, favorisés matériellement et intellectuellement, la transmission des savoirs et du civisme. Avec intelligence et doigté, sans se départir d'une autorité indispensable, elle adapte ses méthodes, axant son travail sur le jeu de rôle et l'écoute de l'autre. Invités à construire, écrire les dialogues et choisir les personnages d'un petit psychodrame mettant en scène le vol du chronomètre de la maîtresse, ses élèves, au départ un peu décontenancés, rentrent vite dans cette fiction ludique. Leurs visages rieurs ou attentifs, leur vivacité et la pertinence de certains de leur propos témoignent de la réussite de cet apprentissage en douceur du respect d'autrui. Isabelle commente ensuite avec eux les articles de la convention internationale des Droits de l'Enfant. Malgré la grâce et la patience archangélique d'Isabelle Sandot (une maîtresse d'école comme on en a tous rêvé), ce long métrage de Maria Koleva, filmé en 16 mm, reste une sorte de bricolage brouillon dont la pureté des intentions ne pallie pas l'évident manque de technique et de moyens. La réalisatrice, d'origine bulgare, est un personnage à part dans le paysage cinématographique français. Arrivée en France dans les années 70, amie d'Antoine Vitez qui lui mit le pied à l'étrier, Maria Koleva tournent depuis, sans concession aucune à l'aspect commercial, des films socialement et politiquement engagés, qu'elle qualifie de "libres". La liberté est une fort belle chose ; malheureusement pour la réalisatrice, le cinéma (le bon) est un art qui nécessite non seulement des idées mais le talent de les faire passer. Isabelle..., terminé le 4 mai 1992, jour anniversaire de Serge Daney, a beau nous proposer le portrait d'une classe attachante, il n'en est pas moins rébarbatif par son manque de soin dans la forme (l'image en est mal éclairée, les cadrages approximatifs) et par son excessive longueur qui lui interdit un passage sur petit écran dont il aurait pu bénéficier. C'est donc à une diffusion en salle (une à Paris) extrêmement restreinte et à des cassettes vidéo que l'intransigeante M. Koleva condamne sa production, en faisant, volontairement ou pas, une curiosité confidentielle.
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 70