Ils sont quatre ; Mike, Moocher, Cyril et Dave. On les appelle les « cutters » - les tailleurs de pierre - parce que leurs pères ont travaillé dans les carrières qui, maintenant inondées, leur servent de piscine. Sortis depuis peu du lycée, ils ne font rien, ils traînent. L'université les tenterait bien, mais une forte rivalité les oppose aux étudiants, ces « étrangers » plus fortunés qu'eux qui envahissent leur ville et les méprisent. Quant au travail, le mot seul les effraie. Dave cependant, a une double passion : l'Italie et le vélo. Les deux sont d'ailleurs liés car, pour lui, les coureurs italiens sont les meilleurs du monde. Et, à la maison, il assomme le « papa » et la « mamma » de bel canto, les écoeure de spaghetti et les horripile avec un baragouin plein de « o » et de « i ». En dehors, il s'entraîne avec ardeur. Mais celle-ci se refroidit après la course disputée contre les représentants italiens d'une marque d'apéritif, course qu'il aurait gagnée s'ils ne l'avaient poussé dans le fossé. C'est alors qu'il avoue à Katherine, une jolie étudiante que ses sérénades et son accent ont séduite, être tout simplement né ici, à Bloomington, Indiana. Déçue, Katherine le quitte. Désespéré, Dave se met à travailler avec son père, revendeur de voitures d'occasion. Ses trois comparses l'ayant persuadé d'affronter les étudiants dans la course des « 500 », Dave se décide à reprendre l'entraînement. Le grand jour est bientôt là : malgré de nombreux incidents de parcours, les cutters l'emportent sur le fil grâce au coup de pédale de Dave. Peu après, celui-ci réussit son examen d'entrée à l'université. C'est sur le campus qu'il rencontre une charmante Française : finalement, ce sont les coureurs français les meilleurs du monde.