Hadaka no shima

Film

L' Ile nue

Kaneto Shindô

Année de production :  1960

Pays de production : Japon

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 29/11/1961

Société(s) de production :

Description

Résumé

La vie quotidienne des paysans japonais qui habitent ces petites îles perdues et innombrables ne figurant même pas sur les cartes se déroule devant le spectateur occidental, étonné d'abord, puis bientôt sollicité par une intense pitié vis-à-vis de ses frères misérables, dont il n'aurait jamais pu imaginer de quelle âpreté pouvait être tissée la vie quotidienne. Les cultures en escalier - on n'ose dire en terrasses - au fur et à mesure péniblement conquises sur la montagne, doivent être arrosées au prix d'un labeur incroyable. L'eau manque totalement sur l'île, il faut aller la chercher en barque sur la terre voisine, puis la ramener avec dés peines infinies au moyen de deux énormes seaux reliés l'un à l'autre par un balancier. La femme accomplit ce travail aussi bien que l'homme, mais lorsqu'en fin de journée, et n'en pouvant plus, elle heurte une racine et répand une partie du précieux liquide, son mari, de toute sa force, la gifle. Et elle ne dit rien, reprenant aussitôt sa tâche. Les deux enfants du couple, vifs et agiles, préparent les repas pris en commun, rapide réfection des corps exténués. Le bain du soir réunit la famille qui se trouve heureuse de vivre, et le montre, se livrant aux mêmes jeux que toutes les familles du monde. La prise d'un beau poisson permet une journée de fête. Bientôt après, l'un des garçons tombe malade et meurt. Le père amène un médecin trouvé à grand-peine et qui arrive trop tard. L'enterrement de l'enfant a lieu ; ses parents eux-mêmes le portent en terre et le couchent une dernière fois. Le dur travail d'arrosage reprend. Soudain, la femme s'arrête, au bord du désespoir. Elle bouscule un seau d'eau et le renverse, puis se précipite sur les jeunes plants et les piétine. Son mari la regarde avec une pitié et une compréhension infinies, soulagé lorsqu'elle s'effondre par terre en hurlant sa peine, rassuré enfin lorsqu'elle reprend son travail là où elle l'avait laissé. La caméra s'éloigne alors, jusqu'à ce que le spectateur soit bien forcé d'abandonner, mais non d'oublier, cet homme et cette femme devenus dorénavant, en même temps que ses plus intimes amis, ses frères très proches et très aimés.

Genre : Fiction

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 93

Récompenses et nominations

  • 1961 - Grand Prix - Festival International du Film (Moscou) - Obtenu

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cinéma, n° 60, octobre 1961
  • Périodique : Cinématographie Française (La), n° 1944, décembre 1961
  • Périodique : Film Daily, vol. 121, n° 88, novembre 1962
  • Périodique : Films and Filming, vol. 9, n° 3, décembre 1962
  • Périodique : Image et Son, n° 330, juillet/août 1978
  • Périodique : Monthly Film Bulletin, vol. 29, n° 347, décembre 1962
  • Périodique : Positif, n° 44, mars 1962
  • Site Internet : Informations sur la bande originale

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre