Christine, mère au foyer, Annie, serveuse dans un café, et Andrea, secrétaire de direction, qui ne se connaissaient pas, sont arrêtées et accusées d’avoir tué sauvagement le 10 mars 1981 un commerçant, Antonius van Houten, ce qu’elles confirment. Tout le monde les considère comme folles. La psychiatre Janine van den Bos est chargée de les examiner pour établir leur responsabilité. Elle s’entretient avec chacune d’elles mais peine à les comprendre. Christine reste muette. Volubile, Annie trouve du repos en prison. Andrea, qui avant n’avait jamais frappé quiconque, affirme qu’elles n’auraient pas pu tuer une femme. Elle se souvient de l’assassinat. Arrivée presque en même temps dans la boutique de vêtements, Andrea voit le commerçant retirer du sac de Christine un article volé. Cette dernière vole de nouveau, effrontément, bientôt imitée par Andrea et Annie. Quatre autres femmes les observent. Puis les trois voleuses entourent l’homme. Christine le gifle. Il tombe à terre et elles s’acharnent sur lui avec des coups de pieds et des objets divers de la boutique. Puis les sept femmes partent de la boutique… Lors du procès, Janine scandalise la cour en affirmant qu’elles étaient saines d’esprit. C’était une réaction à leur condition de femmes. Déconcerté, le procureur s’énerve, ce qui fait éclater de rire Annie, imitée bientôt par les deux autres accusées. Le fou rire des femmes gagne les quatre témoins anonymes, assises dans l’assistance, et même Janine.