Le Saint-Laurent, au Canada, est un de ces grands fleuves mythiques, millénaires, d'où semble issue toute vie. Immense et majestueux, il relie les grands lacs de l'Amérique du Nord à l'océan Atlantique en arrosant Montréal et Québec. Les Amérindiens l'avaient surnommé "Magtogoek" (le chemin qui marche) et vivaient avec lui, à travers lui, au fil des siècles, en harmonie totale. Ils y trouvaient leur subsistance, installant des campements provisoires le long de ses berges, traquant les poissons sans nombre, le gibier varié du fleuve nourricier. Puis, cet ordre sans fin, un jour, a pris fin. Les hommes d'ailleurs sont venus. Ont nommé autrement le fleuve, les terres, les arbres. Ont coupé, taillé, creusé, vidé, le fleuve, les terres, les arbres. En deux siècles, l'équilibre séculaire s'est rompu. Avant que le siècle suivant n'entame l'irréversible, un appel à la vie est lancé. Une histoire moderne incessamment répétée de la mise en marche des villes, du machinisme et de l'entropie : une histoire si bien et partout imitée, qu'elle devient par-delà le Saint-Laurent, une allégorie.
Informations techniques
Métrage :
Court
Exploitation
Exploitation Paris :
4 salles,
7 semaines,
363 entrées la première semaine,
1 841 entrées totales
Exploitation France :
15 745 entrées totales
Consultation
Lieux de
consultation du film et conditions d'accès
:
La Cinémathèque française (Bibliothèque) -
Accès libre