Naples, de 1943 à 1971 : presque trente ans d'événements politiques, sociaux, culturels. Mais, dans les bas-quartiers, c'est toujours contre le même spectre de la misère qu'il faut lutter, Vittoria Pagano vient de naître lorsque les Allemands quittent la place. Rosa, l'adolescente, est « vendue » par sa mère pour un sac de farine. Rosaria, la Française, se prostitue au pied des remparts, derrière une superbe tenture écarlate battue par le vent. Bientôt, Vittoria a un frère, Massimo. Le père se dévoue dans la cellule locale du parti communiste, qui promet un monde meilleur. La mort est constamment de la partie ; Madame Pagano meurt des suites d'un avortement ; Rosa est emportée par le typhus ; sa mère désespérée tue le responsable du parti, dont toute l'idéologie n'a pu lui fournir les quelques grammes d'antibiotique qui eussent sauvé sa fille ; la patronne d'une usine, qui avait tenté de débaucher Vittoria, abat un syndicaliste d'un coup de revolver ; et Massimo enfin, emprisonné deux ans pour avoir manifesté contre la guerre du Vietnam, trop confiant dans les discours de la Gauche, découvre brutalement, un soir de carnaval, la misère et la mort : à ses pieds, sur le pavé, s'écroule Rosaria, arrivée au bout de sa tuberculose. Cependant, le tambour du Pulcinella napolitain roule, roule à ne plus pouvoir s'arrêter.
Informations techniques
Durée d'origine :
136
Récompenses et nominations
1979 - Grand Prix - Journées Cinématographiques (Orléans) - Obtenu
Exploitation
Exploitation Paris :
2 salles,
8 semaines,
2 451 entrées la première semaine,
18 080 entrées totales
Bibliographie éditoriale
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 299, avril 1979
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 307, janvier 1980
Périodique : Cinéma, n° 253, janvier 1980
Périodique : Cinéma, n° 306, juin 1984
Périodique : Cinématographe, n° 55, janvier 1980
Périodique : Jeune Cinéma, n° 125, mars 1980
Périodique : Monthly Film Bulletin, n° 566, mars 1981