Le premier, c'est un Anglais, vieux chanteur de cabaret, ringard au possible : Nick Cartland. Le second, c'est un Américain, photographe minable : Charley Dunbar. Ils ne se sont pas vus depuis presque quarante ans et les voilà qui se retrouvent dans un palace de la Côte d'Azur. Hasard extraordinaire ? Non, pas le hasard. Mais une convocation de M. Hargreaves, un avoué. Pourquoi ? Parce que Nick et Charley peuvent être l'un ou l'autre le grand-père de Bridget, une gamine de dix ans qui se retrouve seule au monde - et richissime ; en mourant, Janine, sa grand-mère, vient de lui laisser sa fortune, Janine qui, à la Libération, fut simultanément la maîtresse de Nick et de Charley. Alors, qui est l'heureux grand-père ? Tel est le problème à résoudre pendant ces mois d'été que Nick et Charley vont passer, en étant grassement rétribués, auprès de Bridget et de sa gouvernante, Miss Andersen, femme de classe et femme de tête qui n'arrive pas toujours à avoir prise sur l'espiègle Bridget. Car la fillette ne manque pas de profiter de la situation. Et les deux hommes qui rivalisent de prévenances vis-à-vis d'elle sont parfois dépassés. Un jour, Bridget est renversée par une voiture. Hôpital, opération, nécessité d'une transfusion sanguine et une prise de sang effectuée sur chacun des deux grands-pères potentiels va révéler bien des choses. Mais Bridget, tout comme sa grand-mère, se montre incapable de se passer de l'un et de l'autre.